France

Jours fériés Guadeloupe 2026 : calendrier officiel

Par Camille · 26 août 2026

La Guadeloupe dénombre 12 jours fériés légaux en 2026, auxquels s'ajoutent des jours chômés par usage pour atteindre environ 18 à 19 jours non travaillés dans l'année. Cette réalité découle d'une distinction vitale entre trois statuts distincts : le jour férié légal, le jour chômé d'usage et les pratiques propres à l'administration locale. Le 27 mai, seul jour férié légal spécifique au département, commémore l'abolition de l'esclavage. Voici tout ce qu'il faut savoir pour naviguer dans ce calendrier avec précision.

Calendrier 2026 des jours fériés et chômés en Guadeloupe : dates et stratégie de ponts

Les 12 jours fériés légaux en Guadeloupe pour 2026 sont répartis sur toute l'année. Le tableau ci-dessous les récapitule avec leur jour de semaine.

Date Jour Désignation
1er janvierJeudiJour de l'An
6 avrilLundiLundi de Pâques
1er maiVendrediFête du Travail
8 maiVendrediVictoire des Alliés de 1945
14 maiJeudiAscension
25 maiLundiLundi de Pentecôte
27 maiMercrediAbolition de l'esclavage
14 juilletMardiFête nationale
15 aoûtSamediAssomption
1er novembreDimancheToussaint
11 novembreMercrediArmistice de 1918
25 décembreVendrediNoël

À ces jours fériés nationaux s'ajoutent les jours chômés d'usage : le lundi gras (16 février), le mardi gras (17 février), le mercredi des Cendres (18 février), la mi-carême (12 mars), le vendredi saint (3 avril), le jour de Schœlcher (21 juillet) et la fête des Défunts (2 novembre).

Deux fériés tombent en week-end cette année. L'Assomption se place un samedi, la Toussaint un dimanche. Aucun report ni compensation n'est prévu par le Code du travail : ces deux jours non travaillés sont perdus pour les salariés dont le cycle hebdomadaire est du lundi au vendredi.

Les meilleurs ponts à saisir en 2026

Franchement, le pont le plus rentable de l'année se joue fin mai. En posant les 26, 28 et 29 mai comme jours de congé, on obtient neuf jours consécutifs du 23 au 31 mai. Trois jours posés pour neuf jours d'affilée, c'est un ratio introuvable ailleurs dans le calendrier.

Les autres opportunités méritent d'être planifiées tôt. Poser le 2 janvier offre quatre jours dès le début d'année. Le 3 avril, avant le Lundi de Pâques, crée une pause de quatre jours. Le 15 mai, au lendemain de l'Ascension, prolonge ce jeudi férié jusqu'au dimanche. Le 22 mai, juste avant le Lundi de Pentecôte, fonctionne sur le même principe. Le 14 juillet (mardi) et le 21 juillet Schœlcher (mardi) permettent chacun un pont de quatre jours en posant le lundi précédent. Quant à Noël, il tombe un vendredi : le week-end de trois jours est offert sans rien poser.

Férié, chômé, d'usage : les trois statuts que la Guadeloupe distingue en permanence

Beaucoup de salariés confondent ces notions. C'est une erreur qui peut coûter cher, ou faire manquer des droits réels. Voici ce que dit précisément le droit.

Ce que garantit la loi, et rien d'autre

Seul le 1er mai est légalement chômé et payé sans condition pour tous les salariés, en vertu de l'article L3133-4 du Code du travail. Les 11 autres jours fériés légaux ne sont chômés que si la convention collective, un accord d'entreprise ou une décision de l'employeur le prévoit. Exception : les salariés et apprentis de moins de 18 ans bénéficient de tous les jours fériés, sauf dans certains secteurs comme l'hôtellerie-restauration ou la boulangerie.

Le 27 mai est inscrit à l'article L3422-2 du Code du travail. Il partage le même régime que les 11 fêtes nationales : son chômage n'est pas automatique sans accord collectif, même si la quasi-totalité des entreprises guadeloupéennes l'accordent en pratique. Le 21 juillet (Schœlcher) et le 2 novembre (fête des Défunts) sont systématiquement chômés par l'administration, mais aucun texte législatif ne les classe parmi les jours fériés légaux. Selon service-public.fr, leur statut repose exclusivement sur l'usage local.

Un jour chômé par usage ne peut pas être supprimé d'un trait de plume. L'employeur doit respecter une procédure formelle : informer individuellement chaque salarié, consulter le CSE et observer un délai de prévenance suffisant, conformément à la jurisprudence (Cass. soc. 21 juin 2005, n° 03-17412).

Les conditions du maintien de salaire

L'accord national de mensualisation du 10 décembre 1977 pose trois conditions cumulatives : 3 mois d'ancienneté dans l'entreprise, 200 heures de travail effectif dans les deux mois précédant le jour férié, et présence le dernier jour avant et le premier jour après ce jour. Les intérimaires, eux, sont payés sans condition d'ancienneté dès lors que le jour férié tombe pendant leur mission. Les salariés en CDD doivent justifier des mêmes 3 mois d'ancienneté que les CDI.

Si vous préparez un séjour en Europe pour profiter de vos congés, pensez à vérifier les dates des vacances scolaires en Allemagne pour anticiper les périodes de forte affluence touristique.

Les vrais jours fériés supplémentaires de la Guadeloupe et ceux qui font débat

Le 27 mai et l'abolition de l'esclavage : un ancrage historique fort

Le 27 mai 1848, le gouverneur Layrle proclame l'abolition de l'esclavage en Guadeloupe, libérant 87 000 personnes. Ce décret avait été signé le 27 avril 1848 par Victor Schœlcher, né le 22 juillet 1804, figure centrale du combat abolitionniste. Ce jour férié légal est propre à la Guadeloupe et à Saint-Martin, au sens de l'article L3422-2. Les autres DOM commémorent cette même abolition à des dates distinctes : le 22 mai en Martinique, le 10 juin en Guyane, le 20 décembre à La Réunion, le 27 avril à Mayotte.

Le carnaval, la mi-carême et les jours gras : usages locaux, flou juridique

Le mardi gras (17 février 2026) et le mercredi des Cendres (18 février 2026) sont traditionnellement chômés. Le lundi gras (16 février) est officiellement un jour travaillé, malgré les défilés à Pointe-à-Pitre et les parades de marchandes à Basse-Terre. En pratique, les municipalités et certaines institutions ferment dès le lundi. Les grandes surfaces ouvrent de plus en plus ce jour-là, parfois même le mardi matin. C'est une réalité qui évolue.

La mi-carême (12 mars 2026) est une spécificité guadeloupéenne absente en Martinique et en Guyane. Le rectorat de Guadeloupe l'intègre au calendrier scolaire comme jour de congé officiel. L'administration et la majorité des entreprises locales l'observent. Pour les familles qui scolarisent leurs enfants, c'est un repère essentiel, au même titre que les dates des vacances scolaires en Italie peuvent l'être pour ceux qui envisagent un voyage.

Le vendredi saint (3 avril 2026) est chômé par usage sans statut légal. En Alsace-Moselle, l'article L3134-13 du Code du travail lui confère un statut légal, ce qui n'est pas le cas en Guadeloupe. Le samedi Gloria (4 avril 2026) reste marginal : le syndicat UGTG le mentionne dans sa documentation, mais son observation dans le secteur privé est rare.

Mobilité professionnelle : qui bénéficie de quoi ?

Un Guadeloupéen travaillant en Île-de-France, à Lyon ou à Marseille ne bénéficie pas du 27 mai. L'article L3422-2 s'applique aux salariés exerçant dans le département, pas à ceux qui en sont originaires. À l'inverse, un métropolitain en poste en Guadeloupe bénéficie de l'ensemble des jours fériés et usages locaux. Pour Saint-Martin, le 27 mai s'applique comme en Guadeloupe. Saint-Barthélemy fixe sa commémoration de l'abolition au 9 octobre, et la mi-carême y est absente, contrairement à Saint-Martin où elle est chômée.

  1. Le 27 mai s'applique en Guadeloupe et à Saint-Martin, pas à Saint-Barthélemy.
  2. La mi-carême est chômée en Guadeloupe et à Saint-Martin, mais pas à Saint-Barthélemy, ni en Martinique, ni en Guyane.

Pour les banques et La Poste, la fermeture s'étend aux jours fériés légaux comme aux jours d'usage. Pendant le carnaval et la mi-carême, les excursions en mer tournent normalement : les sorties bateau, le snorkeling à la réserve Cousteau et les départs vers les Saintes maintiennent leur programme habituel. C'est une information utile pour qui prévoit de visiter l'archipel pendant les jours gras.

  • Stations-service : ouvertes tous les jours fériés.
  • Restaurants des zones balnéaires (Sainte-Anne, Saint-François, Deshaies) : souvent ouverts même les jours chômés.

L'académie de Guadeloupe, qui scolarise 36 733 élèves du 1er degré et 38 937 du 2nd degré dans 289 écoles, 52 collèges, 34 lycées et 1 université, intègre l'ensemble de ces spécificités dans son propre calendrier. Pour les familles, anticiper ces fermetures dès maintenant, c'est éviter bien des surprises en cours d'année.

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